Revue de « j’aime le nattô » et « au pays de nami »
Deux pour le prix d’un ! Et de surcroît, deux de mes ouvrages préférés en lecture bilingue !
Julie Blanchin Fujita est une auteure illustratrice et graphiste française qui suite à son arrivée au Japon en 2008, est tombée amoureuse du pays du Soleil Levant (et pas que !). Le premier ouvrage que je veux vous présenter est paru en 2017 sous le titre français « J’aime le nattô », un roman graphique qui retrace ses 6 années vécues au Japon. Le ton se veut résolument humoristique, Julie nous y raconte ses expériences, ses mésaventures, ses surprises, ses joies, ses rencontres. Très facile à lire, avec des dessins attrayants, cet ouvrage se lit presque comme un carnet de voyage. Et quand bien même on n’arriverait pas à lire le japonais (à cause de l’écriture manuscrite à laquelle on est peu habitués, de kanji trop complexes, d’un manque de vocabulaire ou de grammaire), cela vaudrait quand même le coup car l’ouvrage se révèle très instructif ; on y appréhende la culture japonaise mais surtout la vie japonaise et les us et coutumes qui la régissent. Mais je vous rassure, le niveau de langue n’y est pas si avancé, il s’agit d’un niveau courant, plutôt accessible, pour peu qu’on aime les kanji (aucun furigana !).
Le deuxième ouvrage, « Au pays de Nami », roman graphique lui aussi, paru en 2021, nous plonge cette fois dans le quotidien de Nami vu par les yeux de l’enfant. Toujours avec son ton humoristique mais avec un regard plus naïf, Julie nous y raconte l’enfance d’une petite fille vivant dans la frénésie tokyoïte, ses aventures, ses voyages, ses questionnements sur le monde et nous fait découvrir l’intimité d’une famille franco-japonaise. Plus politique et plus engagé que son précédent ouvrage « J’aime le nattô », certains sujets d’actualité sont abordés (Covid et crise climatique) et permettent d’évoquer tous les dilemmes et défis qui se présentent au couple dans l’éducation de leur fille. Les textes en japonais ont été rédigés, comme dans « J’aime le nattô », par le mari de Julie, Issei, dans un niveau de langue courant, à la petite différence que dans cet ouvrage est assez souvent utilisé le langage enfantin puisque la narration se situe du point de vue de l’enfant.


