Revue de « 7 contes japonais »
« On trouve dans les contes japonais cette honnêteté, cette modestie, ce respect envers autrui si propres à la culture japonaise. Je pense que cet esprit souffle aussi sur l’art, la cuisine ou encore le manga japonais, qui rencontrent aujourd’hui un vif succès en France. Je serais heureux qu’à travers ce livre, les lecteurs français puissent comprendre davantage encore le Japon. » Tomonori Taniguchi
L’avantage de s’exercer à la lecture du japonais par la lecture des contes, au-delà du fait qu’il s’agisse de textes relativement courts et accessibles, est de pouvoir aborder le folklore japonais et les valeurs inculquées aux jeunes enfants nippons de par la morale des histoires. En général, la plupart des contes commence de la même façon, un peu comme nos contes européens (« il était une fois, dans un village fort lointain, vivait un vieil homme au cœur tendre etc etc »). Du vocabulaire spécifique à la vie japonaise d’autrefois (sur l’habillement traditionnel, sur les objets du quotidien qui ne sont plus utilisés aujourd’hui, etc) nous permet d’enrichir nos connaissances sur la culture japonaise.
« 7 contes japonais » de Tomonori Taniguchi, comme son titre l’indique, nous plonge dans l’univers des contes japonais, dont certains classiques et incontournables, comme Urashimatarô ou les 6 Jizô, et nous offre une lecture bilingue. Une illustration est présente à chaque page, chacune nous montrant une action de l’histoire, ce qui peut faciliter la compréhension globale. Ce livre peut tout à fait aussi être utilisé comme livre de chevet pour de jeunes enfants français, japonais ou franco-japonais. Pour les apprenants en japonais, il faudra prendre en compte qu’aucun kanji n’est annoté de furigana et que les textes japonais ont un style littéraire propre à la narration des contes (du japonais ancien), avec des formulations et des constructions de phrases qui peuvent paraître alambiquées et complexes. La traduction en français est un texte adapté ; on ne peut donc pas s’aider de la version française pour comprendre la version japonaise en superposant les deux textes. Je conseille donc leur lecture à des apprenants intermédiaire avancé (minimum B1) ayant déjà une bonne maitrise de la grammaire et un large vocabulaire et connaissant environ 200 kanji au minimum.


