Revue de « 昔話 contes d’autrefois »
Mukashibanashi rassemble plusieurs contes populaires qui nous plongent dans l’univers fabuleux du Japon d’autrefois, peuplé de démons, d’animaux, de princes et de princesses.
Ce recueil a l’avantage de contenir des contes moins connus que ceux habituellement édités. S’il y a tout de même l’histoire bien connue de Urashima Tarô, les 4 autres contes contes sont moins communs : le vieil homme à la bosse, le singe et le crabe, portrait de mon épouse et l’homme devenu riche avec un brin de paille. Au début de chaque conte, est résumée en japonais l’histoire jusqu’à l’élément perturbateur. Un encadré nous traduit les mots clés.
La traduction française n’est pas présente en vis-vis de la version japonaise ; il ne s’agit pas d’une lecture bilingue mais plus d’un exercice de compréhension de texte. Chaque double page de l’ouvrage propose d’un côté le texte en version originale, de l’autre côté un lexique avec la traduction du vocabulaire. La plupart des kanji sont annotés de leur furigana, des kanji considérés d’un niveau débutant (comme 見, 右, 日, 目, 来, 言, etc) ne seront pas annotés et certains mots dont les kanji sont répétés dans le récit perdent leur furigana au bout de plusieurs mentions. Concernant la traduction du vocabulaire, ce sont souvent des phrases entières qui sont traduites, ce qui facilité grandement la bonne compréhension du récit, même si pour les apprenants d’un niveau plus avancé, on préfèrera plus d’autonomie dans la lecture. À la fin de chaque texte, des exercices (question de compréhension, rédaction et traduction) sont proposés au lecteur et peuvent servir de modalités d’évaluation dans le cadre d’un cours. Ces 5 récits sont très courts, si courts que cela donne l’impression d’avoir des ellipses dans le récit (pas de transition, des personnages prenant des décisions qui paraissent hâtives et peu motivées), les phrases sont courtes et écrites dans un style poli. Des textes qui se lisent donc relativement facilement selon le niveau (je conseille leur lecture à des apprenants connaissant au moins une bonne vingtaine de kanji et ayant un niveau début intermédiaire, B1) et assez rapidement ; une bonne entrée en matière pour mieux connaître encore l’univers des contes japonais.
Pour plus d’informations et lire un extrait, c’est ici
Disponible dans la même collection Gôshu, le violoncelliste et autres histoires d’animaux aux éditions Ophrys


